Sur mon-premier-site, chaque proposition acceptée jusqu'ici portait sur un changement simple, sans grande conséquence en cas d'erreur. Sur un vrai projet, les demandes de permission couvrent un éventail plus large : écrire un fichier, exécuter une commande, installer une dépendance. Ce guide explique comment décider, dans chaque cas, si accepter est réellement la bonne réponse.

Ce qu'est une permission, précisément

Une permission autorise une action précise : écrire dans tel fichier, exécuter telle commande, par exemple. Elle ne garantit en rien que cette action soit adaptée à votre projet ou à votre intention. Une confirmation demandée par Cursor est un moment de contrôle qui vous appartient, pas un obstacle administratif à contourner le plus vite possible.

Trois questions avant chaque confirmation

Face à une demande de permission, quelle qu'elle soit, trois questions suffisent en général pour décider correctement : que fait précisément cette action ? Quels fichiers ou quelles parties du système touche-t-elle ? Et comment allez-vous vérifier son résultat une fois terminée ? Si l'une de ces réponses reste floue, ce n'est pas encore le moment d'accepter : demandez d'abord une clarification.

Un exemple concret, sur un projet plus grand que le vôtre

Imaginez que l'Agent propose, sur un projet futur plus large, d'exécuter une commande d'installation d'une dépendance pour ajouter une fonctionnalité. Avant d'accepter, vous pouvez répondre directement dans la conversation :

« Avant d'exécuter cette commande, explique-moi ce qu'elle installe, et si cette installation est réversible facilement si je change d'avis. »

Cette question ne coûte rien à poser, et elle vous donne l'information nécessaire pour décider en connaissance de cause, plutôt que de valider par habitude.

Refuser n'est jamais un problème

Refuser une proposition, que ce soit un diff de fichier ou une commande, n'a aucune conséquence négative. Vous pouvez reformuler votre demande, demander une alternative, ou simplement abandonner cette piste. L'Agent ne se « souvient » pas d'un refus comme d'un échec à corriger à tout prix : c'est simplement une itération normale du travail avec un outil qui peut se tromper.

Questions fréquentes

Le comportement précis dépend de la configuration de permissions choisie dans les réglages, qui peut aller d'une confirmation systématique à une autonomie plus large sur certaines actions jugées sûres. Tant que vous débutez, préférez une configuration qui vous laisse voir et valider chaque commande avant son exécution.
Vérifiez immédiatement l'état de vos fichiers, par exemple avec le terminal intégré ou avec Git si votre projet est suivi, ce qui est justement le sujet du guide 15 de ce parcours. Si un fichier important a été modifié ou supprimé de façon inattendue, une sauvegarde ou un commit Git précédent permet généralement de le restaurer.
Oui, si la tâche qui la justifie reste nécessaire. Rien ne vous empêche de la refuser une seconde fois, ou de demander une méthode différente pour arriver au même résultat.
Une hésitation légitime n'est jamais une perte de temps

Si une commande proposée vous semble aller au-delà de ce que vous vouliez, ou si vous ne comprenez pas précisément son effet, hésiter avant de valider est le comportement attendu, pas un signe d'inexpérience. C'est exactement ce réflexe que ce guide cherche à installer durablement.

Vérifiez que vous avez compris

L'Agent vous propose une commande accompagnée d'une explication vague, du type « ça nettoie des fichiers inutiles ». Devez-vous valider directement, ou demander une précision d'abord ?

Demandez une précision d'abord. Une explication vague sur une action qui pourrait supprimer des fichiers ne permet pas de savoir précisément ce qui serait perdu. Demandez la liste exacte de ce qui serait touché avant de décider, exactement comme recommandé par les trois questions présentées dans ce guide.